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LE PARDON

LE PARDON NE SIGNIFIE PAS EXCUSER... 

C'est souvent dans l'enfance que la maladie prend sa source, l'interprétation et la compréhension d'une situation ou d'un événement peut générer un sentiment dévastateur.  La maladie cherche à nous informer que ce sentiment qui s''installe au fond de nous, ne nous est pas favorable. 

Pour cette raison qu'il est important de retrouver nos vieux contentieux, nos nœuds non réglés et souvent oubliés car si notre conscient fait mine d'oublier, le travail de destruction ne cesse que lorsque tout est nettoyé.  

Tant que l’on entretient de la rancune on se fait du mal. Tant que l’on n’a pas réussi à pardonner on se retrouve toujours dans un mécanisme de cause à effet. Adulte nous pouvons avoir pardonné mentalement, intellectuellement, mais pas intégrer. Pour éradiquer une forme pensée il est nécessaire de pardonner avec le cœur, et pour ce faire, il faut aller se libérer, il faut le dire, l’exprimer. S’il reste au fond de votre cœur la moindre particule de grief, vous resterez enchaîné à cette personne, le nettoyage n’est pas fait et le résultat sera toujours en dessous de ce à quoi vous vous attendiez.

Il est essentiel  d’aller rendre à la personne ce qu’elle nous a fait, de lui rendre sa responsabilité  et de changer l’équation dans la mémoire émotionnelle. Ce n’est pas envers la personne d’aujourd’hui que nous gardons du ressentiment, mais c’est envers celui qui vit dans nos souvenirs, donc dans notre mémoire. Tant que nous entretenons de la rancune avec celui qui vit en nous, nous ne pouvons être en harmonie avec celui d’aujourd’hui.

Le pardon envers nous-mêmes, le pardon envers l'autre est le facteur le plus puissant dans cette dissolution. Il éclaire la vie différemment, demande de la compassion pour accepter et comprendre ce que nous étions, ce que l'autre était à ce moment-là. Savoir qu'avec la compréhension que nous avions de part et d'autre, il ne pouvait en être autrement, facilite le processus de pardon véritable. Pardonner n’est pas excuser, c’est réellement se mettre à la place de l’autre et comprendre qu’il n’aurait pu faire autrement, c’est prendre de l’altitude et ne plus en vouloir, non par condescendance mais parce que l’on a compris que l’autre c’est aussi un peu de nous et que ce qu’il nous a fait vivre, c’est aussi nous qui le demandions, que l’autre est tel un miroir, le reflet de nos insuffisances, de nos besoins et qu’il est l’instrument de ce que nous devions vivre.

Certains sont déçus en disant : "j'ai fait tout ce qu'il y avait à faire et rien n'a changé ..." Dites-vous bien que si rien n'a changé, c'est que votre pardon n'était pas total. Fouillez au fond de vous, faites-vous aider, mais ne laissez rien, aucune scorie vous détruire encore..

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